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LA SUSPENSION


Pour nous, la suspension se pratique dans le but d’une recherche de sensation forte ainsi qu’une élévation spirituelle.

Ces rituels se font de préférence dans la nature sur des arbres, sinon dans des locaux ; certains l’ont même pratiquée sous un hélicoptère en vol ou sous une grue…

On prend conscience par ce rituel de ce que notre corps est capable de supporter, la force de notre peau et celle de notre esprit, jusqu’à un voyage hors de son corps. Ce sont des sensations exceptionnelles, engendrées par l’endorphine, une hormone sécrétée à haute dose durant ce rituel par l’hypophyse, au niveau du cerveau. C’est aussi l’endorphine qui est responsable des orgasmes et qui soulage lorsque l’on se fait mal.

Les crochets stériles sont directement implantés sous la peau avant le rituel à l’aide d’aiguilles stériles et de matériel chirurgical, comme pour les piercings, puis retirés une fois la suspension terminée. La suspension peut se faire de différentes manières : debout, avec des crochets placés en ligne droite dans le haut de notre dos ou un au-dessus de chaque pectoral ou couché sur le dos avec environ 10 crochets répartis en 2 lignes parrallèles sur l’avant du corps, couché sur l’avant du corps ou environ 10 crochets sur 2 lignes parrallèles le long de l’arrièe de notre corps ou la tête à l’envers, suspendus par la peau des genoux ou en tailleur, suspendus par la peau du dos, des genoux, des cuisses et des avant-bras…

Certaines suspensions sont inspirées par des tribus, comme par exemple l’ »O-Kee-Pa », pratiquée par les tribus du Dakota lors de la danse du soleil, suspendu par la peau du dessus des pectoraux, un crochet de chaque côté, et suspendu la journée entière sous le soleil. D’autres, par exemple par les genoux, sont d’inspiration plus modernes. Fakir Musafar est l’initiateur de ces pratiques primitives modernisées.

Ce n’est pas une volonté de souffrir ou de se faire mal, ni une domination ; c’est une découverte de sensations nouvelles et une élévation spirituelle, une communication avec un autre monde.

Etant moi-même contre toutes formes de drogues, alcool ou excitants, nous pratiquons cela de manière totalement nets et parfois même a jeun, afin d’être encore plus sensibles aux sensations de ce rituel.

La suspension se pratique comme rituel dans des milieux fermés avec des gens avertis, ou parfois en spectacle lors de freak-shows.

Textes rédigés par Georges, Tribe Hole, Genève, Martigny, Suisse